REVES DU PASSE
Jeanne GARNIER
Jeune on m'a souvent reproché ma sale écriture. Et finalement, c'est peut-être pour cela que j'écris encore aujourd'hui ; pour compenser les apparences, je me suis attelé à m'occuper du sens. Trop réaliste pour pouvoir apprécier la nature humaine, je choisis pour exutoire de m'évader vers l'imaginaire. Dans un premier temps, je me suis essayé à des textes comportant des rimes, puis vinrent Baudelaire, Ronsard, Senghor, l'Amour et la Poésie...
Enfant du dernier quart du douloureux XXème siècle, j'ai grandi en accompagnant le boum technologique. Du vinyle au CD, du courrier au courriel, des classeurs aux disques durs ou du livre aux cultures électroniques, je croyais évoluer.
Adulte du XXIème siècle, j'ai construit mon social et délaissé mes mots jusqu'à ce qu'ils se réveillent et me rappellent à eux. Un réveil que je dois en particulier à ma rencontre avec le site InLibro Veritas et à tous les auteurs et lecteurs qui, de passage sur mes poèmes, m'ont élancé.
Mon premier recueil publié, Sources et Je de Maux, était un mélange de poèmes d'adolescence et de son retour aux mots. C'était une oeuvre plus centrée sur ma personne et mes préoccupations.
Semblables est une œuvre plus engagée et extérieure. Elle a pour objet de rendre compte des constats que le poète fait sur ce qu'il observe. À l'obscur se mélange la lumière, à l'amour s'oppose la haine et face à la mort, se reflète parfois la vie.
Semblables est une réflexion sur nous-mêmes, sur nos vies qui peuvent parfois basculer vers d'autres nous rendant ainsi, au fond, tous semblables.
Enfant du dernier quart du douloureux XXème siècle, j'ai grandi en accompagnant le boum technologique. Du vinyle au CD, du courrier au courriel, des classeurs aux disques durs ou du livre aux cultures électroniques je croyais évoluer...