Pleurer une femme est une rude tâche, éreintante, usante. Elle épuise en vous l'énergie qu'il faut à un homme pour rester digne, c'est à dire debout. Je sais de quoi je parle. J'ai dû pleurer au moins deux fois le poids de Floè. Je me suis asséché pour le reste de ma vie. A présent, je suis désertique. Je ne vous parle pas de ces regs brûlants. Non, je vous parle de cet univers polaire qui fige chaque chose dans une quête unique, la survie. Voilà ce que mon être est devenu : une boule de glace.