Ce second volume du "NOEL des LOUPS", plus encore que le premier, véhicule l'dée de la supériorité de l'original, voire du rebelle, sur le conformiste bien-pensant.
D'abord, neuf amples poèmes: CAÏN - ALEXANDRE VI - TALLEYRAND - LE CURE MESLIER - L.F-CELINE - DALI - CHARLES d'ORLEANS - LA LIONNE - HUITIEME JOUR.
Puis quatre tragédies nourries des Tragiques grecs: MEDEE; et une trilogie, LA THEBAIDE (Jocaste, Oedipe, Antigone).
Tant que j'aurai un souffle et que je penserai,
Contre tout, malgré Dieu et le monde et moi-même,
J'extrairai de mon coeur ma raison, cette gemme,
Ce renard qui me ronge et dont je me nourris.
Mon esprit cloue mon corps comme à un pilori.
Tout mon être t'appelle, ô sublime Pensée,
Ainsi qu'une oasis, ainsi qu'une épousée.
On n'empêchera pas la source de couler
Ni la nue de courir ni le vent de souffler.
De même la Pensée m'est force irrépressible
Et je la sais rebelle et je la veux terrible.
Je suis né de la terre et j'en suis élément.
Elle porte en son sein, dit-on, des diamants
Comme porte un enfant le ventre d'une femme.
On ne voit pas l'enfant, ni la gemme: ils sont âmes,
Ils sont l'être de l'être, ils en sont tout le prix.
Ma vie, ce diamant, est toute en mon esprit.
(Le Curé Meslier - vers 565 à 580)