GIS
Fanny Taurines
Quand Patrick Bright reporter débarque à Sarajevo assiégée en 1993, il est prêt à toutes les éventualités. C'est pourquoi il accuse avec sang-froid l'attaque d'un sniper juste quelques heures après son arrivée. Avec Qacem le Bosniaque, il fait les premiers constats. Tant de chose à revoir, tant de véritées écornées et l'inconnu devant soi.
Quand j'ai commencé à écrire ce roman, je l'ai fait en toute solidarité avec la Bosnie-Herzégovine. Au fil des jours et de la documentation, je découvrais un pays, des ethnies, des religions et surtout un conflit. J'ai eu l'occasion de parler avec deux Bosniaques qui à l'époque un résidait en Algérie et l'autre venait d'échapper au siège de Sarajevo et venait d'arriver sur Alger.
Inès est une jeune Bosniaque de Sarajevo, une jeune femme professeur de langue, qui s'est retrouvée avec sa famille et avec les habitants de Sarajevo de tous bords piégés.
J'ai voulu exprimer les peurs, la colère, la rage et surtout l'envie de s'en sortir.
Mon propre pays l'Algérie était dans la tourmente quand je me suis mise à écrire "Et la vie continue à Sarajevo...". Ecrire ce roman a été pour moi un acte de résistance, au lieu d'accepter l'innaceptable, je suis partie avec le personnage de Inès Kirvitc et j'ai vécu des moments inoubliables.
Afaf Aniba a commencé l'aventure de la plume à neuf ans et la poursuit allègrement.
Conférencière depuis l'an 2000, dessine l'abstrait et a une grande passion pour la nature et les grandes causes humanitaires.